| 3 novembre 2001 - Jubilé Serge Nubret - Paris |
| This
competition was an excuse to have a big party for Serge Nubret's 50th year
in bodybuilding: singing, dancing, fashion, videos... As to the bodybuilding
competition, the level was uneven and the division of men among the three
categories rather arbitrary. The women's competition was inspired by "Fitness
America" type shows. The lighting in particular was set up for a nightclub
atmosphere and was not conducive to good photography. Oh well...
Il s'agit d'un prétexte pour une grande fête pour les 50 ans dans le culturisme de Serge Nubret: chant, danse, mode, videos... Quant à la compétition culturiste, le niveau était inégal, et la repartition des athlètes masculins en catégories quelque peu arbitraire. La compétition féminine s'inspirait des compétitions type "Fitness America". La photographie a souffert d'un éclairage mieux adapté à une boîte de nuit qu'à une compétition culturiste. Tant pis... |
| Le
Jubilé de Serge Nubret, c'était la fête, une fête
régentée par le grand champion français lui-même
ainsi que par Akli Chabéni. Certes, il y a eu une compétition
culturiste, mais c'était surtout l'occasion d'une rencontre entre
un public ravi et son idole d'antan. Marquant un retour des compétitions
à la salle de la Bidassoa à Paris (retour qui semble avoir
été d'une courte durée, peut-être du fait des
inquiétudes des responsables municipaux au sujet d'éventuelles
dégradations dues au produits de bronzage), c'était aussi
un film, un défilé de mode, des démonstrations de capoeira,
de la musique, du chant, des discours
C'est parce que ce 3 novembre 2001 était davantage festif que compétitif que l'on pardonnera les quelques écarts sportifs de cette manifestation hors fédération (plus dur à pardonner en revanche sera l'éclairage, plus adapté à une boîte de nuit qu'à une épreuve culturiste). Les athlètes présents se trouvaient repartis en trois catégories de niveau: premiers pas, national et international. Principale reproche: un manque de cohérence dans cette répartition (à tel point que certains compétiteurs inscrits en premier pas ont été invités à se présenter également en niveau national, y compris les deux premiers de ces deux catégories!). En premier pas donc un vainqueur de taille: Aboubakar Bakayoko, grand, massif, défini, qui dominait non seulement cette catégorie mais aussi celle du niveau national. Derrière lui en premiers pas (et en niveau national), Jacky Elie, moins équilibré et moins musclé, mais peut-être faisant preuve d'une meilleure définition et une plus grande maturité musculaire. En troisième, un physique élégant, celui de David Lerus, mais sans le volume nécessaire pour contester les deux premiers. Notons la 6ème place d'un compétiteur junior, Guy Masson, jeune frère d'un compétiteur chevronné, Olivier, que nous verrons en niveau national. Présence aussi de quelques compétiteurs vraiment novices, David Jacobs et Imran Mohamed, qui n'avaient certes pas la plus grande connaissance des compétitions et de leurs exigences, mais qui ont fait preuve d'une détermination admirable qui promet pour leurs "deuxièmes pas". En niveau national, une compétition plus équilibrée, avec comme nous avons signalé, une répétition des deux premières places. Derrière eux, des compétiteurs que nous avons déjà vu en compétition nationale, comme Lucien Compper, Roméo Zon, et le sus-mentionné Olivier Masson. On s'étonnait à ne pas voir Mssrs Bakayoko et Elie à la partie internationale de la compétition. Il est vrai qu'ils auraient eu du mal à maintenir leur première place parmi les superbes athlètes qui s'y sont affrontés. Ici les deux premiers sortaient du lot: normal, puisque le vainqueur s'appelle Albert Ngangué, l'un des meilleurs athlètes français de sa génération, égal à lui-même, mettant à profit sa formidable morphologie (grande taille, larges épaules, taille fine, jambes en équilibre avec un torse splendide) par un entraînement et une diététique plus qu'adaptés. Derrière lui, le Belge Philippe Van Nuffel, un athlète nettement moins massif, mais doté d'une vascularité et une définition qui lui permettait de rivaliser sans complexe avec Albert. Impossible donc pour les autres athlètes de la catégorie -- Saï Arsène Goué, Bernard Issobolo, Claude Camara, et Ahmed Sherif - de ravir les premières places, malgré des prestations impressionnantes. Chez ces dames, une compétition plutôt insolite, inspirée par les manifestations du type Fitness America. Donc pas de poses imposées ni de comparaisons, mais des passages en robe de soir, des questions de Miss, et une chorégraphie sportive. Très loin donc du culturisme, mais ça semble plaire. Dommage cependant pour celles qui considèrent qu'elles pratiquent un sport. Mais le mot du jour était "fête", donc ni regrets ni reproches. Comme ce type de manifestation est assez bâtard, on suit mal les classements. Toutes ces filles étaient belles, toutes étaient athlétiques. C'est néanmoins la plus sulfureuse qui remportera la première place, la brune Nadia Rassoul, suivie de la blonde Estelle Moreau. En troisième place, une championne culturiste, Odile Lupon, suivie de Sandrine Nourry, de Myriam Saulu et de Cindy Tiendrebeogo. Autre manifestation insolite: la belle démonstration en fitness masculin de Sylvain Noyer. Sur une scène remplie d'athlète, de mannequins (dont la fille des Nubret), de musiciens, de chanteurs, de personnalités diverses et variées du monde sportif et associatif, Serge Nubret promet de passer chaque année en France pour remettre de l'ordre dans le culturisme national. Hélas, il faut craindre que nettoyer les écuries d'Augias n'était rien par rapport à ce nouveau travail titanesque. |
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