| 24-25 avril 1999 - IFBB France - Finale France - Arles | ||||
| A
fine contest, organized over two days, with a prejudging on Saturday and
the show on Sunday, held in a family resort in the Camargue near the historic
Provençal city of Arles.
A computer problem means that it is impossible to provide full coverage of this contest. Nonetheless, I have indulged myself by posting some of my favorite photos here. Une compétition superbe, organisée sur deux journées, avec un préjudging samedi et un show le lendemain, tenue dans un complexe hôtelier dans la Camargue près de la ville historique provençale d'Arles. Un problème de sauvegarde informatique a comme conséquence que je ne peux fournir une couverture complète de cette compétition. Toutefois, je me suis fait plaisir en affichant ici quelques unes de mes photos préférées. |
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| C'est
dans le complexe touristique Maeva dans la Camargue, aux portes d'Arles,
que l'AFCPF a organisé sa finale nationale les 24 et 25 avril 1999.
Excellent choix, une salle convenable pour la compétition, avec tout
l'équipement hôtelier autour pour faciliter la vie des compétiteurs
et des spectateurs : chambres, restaurants, bars, piscine… Ces commodités
étaient d'autant plus appréciables que la compétition
était organisée sur deux jours, avec un prejudging le samedi,
et un show le dimanche. Le public en n'était pas plus mécontent,
et a témoigné son enthousiasme tout le long du weekend. La
salle était comble pour le show, avec un public bruyant… de toute
façon, la délégation marseillaise aurait suffi à
elle seule à faire chauffer la salle.
La grande question qui se pose pour chaque fédération culturiste en France dans ces années difficiles est de savoir si elle peut mobiliser un nombre convenable d'athlètes de qualité pour ses compétitions, et surtout pour ses compétitions nationales. Pour l'AFCPF, le pari est gagné cette année, avec plus de cent athlètes, dont la grande majorité avait toute raison de se retrouver à ce niveau de compétition. Certes, toutes les catégories n'étaient pas remplies. Il s'agissait notamment des catégories souvent marginales : féminines, juniors, vétérans. Mais dans les grandes catégories traditionnelles, le compte était bon, et les athlètes tous d'un excellent niveau. Parmi les catégories touchées par une certaine désaffection, les juniors. En effet, il n'y a pas eu un seul compétiteur en –80 kg, et seulement deux en +80 kg, où Yves SOBIERAJSKI était clairement désigné comme vainqueur devant Cédric PONCHARD. En revanche, la catégorie des –70 kg était nettement plus fournie, avec plusieurs athlètes prometteurs. Le premier, David DAHAN, le remporte par sa définition étonnante, devant Rodrigue DUHEM, plus symétrique, et Nathaniel FRUCHART. L'IFBB a scindé la catégorie vétérans en trois sous-catégories, et en a profité pour les rebaptiser "masters". La première catégorie d'âge, les –40 ans, est elle-même divisée en deux catégories de poids. La première de celles-ci, les –80 kg, a vu l'affrontement entre un Daniel MUSSARD dont la qualité musculaire n'a jamais été aussi bonne, et Alain TURPIN, plus symétrique. C'est Daniel qui l'emporte sur Alain, suivis de Pierre BINET. Signalons la prestation décevante de Pierre ELIAN, qui manquait de jambes, et dont l'incroyable vascularité semble moins impressionner les juges aujourd'hui. En +40 ans/+80 kg, c'est l'imposant Marcel LOPEZ qui en sort vainqueur sans trop de mal devant Pierrick DELEPINE et Patrick CORNUET. En masters –+50 ans, c'est l'éternel Robert BRETON, en grande forme, qui le remporte devant Raymond TRANTAN, plus musclé mais moins sec, et Gérard BRENOT. Finalement, en master +60 ans (eh oui!) c'est Giuseppe AMATO qui devance Marcel DELANGE. Il faut tout de même se demander si la présence de 18 athlètes vaut quatre catégories… Même phénomène d'éparpillement chez les femmes, ou on a vu deux catégories de femmes culturistes (l'une étant dépourvue de compétitrices), deux catégories de "bodyfitness", et deux catégories de Miss Fitness, le tout pour seulement vingt-quatre compétitrices. Chez les culturistes, deux compétitrices se sont affrontées en –52 kg, avec Mylène MARCHITTO première devant Maryline LAMY. Aucune compétitrice en +57 kg, et une seule en +57 kg, Marie Hélène LA VIGNE. En bodyfitness, c'est la taille qui fait la différence. Chez les –1m60, c'est Dany QUILLIET qui devance à la surprise générale Jessica ALFEREZ, suivies de Christine LORENTZ. En effet, cette catégorie a montré les limites de la redéfinition permanente des catégories féminines, avec une Dany QUILLIET que certains trouvaient plus à sa place en culturisme qu'en fitness. Que dire aussi des stripteases de certaines compétitrices, plus appropriés à une démonstration qu'à une compétition sportive. Le débat recurrent sur le port du string pâlit devant l'emploi d'accessoires, de tenues extravagantes, des posings coquins, de certaines athlètes. En +1m60, le résultat semblait plus en adéquation avec le concept du bodyfitness, avec la victoire d'Isabelle MAZAR devant Chantal LAFITTE et Carole LESAGE. Chez les Miss Fitness, cette dérive antisportive est poussée au paroxysme, avec des compétitrices qui font preuve d'une grande qualité musculaire, mais dans un contexte qui ressemble nettement plus à Miss France à l'IFBB. En junior +1m60, la seule compétitrice est Candice VALERO, qui fait preuve d'une grande maturité malgré son jeune âge. En séionrs –1m60, deux compétitrices, avec la victoire de Laurence SARRAZIN devant Nathalie GUELTON. Toutes deux étaient très belles, mais c'est sans doute le posing de la brune Laurence qui lui a permis de devancer la blonde Nathalie. En handisport, ce sont trois pionniers qui ont ému le public à Arles. Comme lors de leurs rencontres précédentes, c'est Xavier LEFAIVRE qui prend la première place, devant Philippe TACHON et Mickaël LOUVEL. Chez les séniors, toutes les catégories étaient complètes, à l'exception de la plus lourde et la plus légère. Celle-ci, les –65 kg, était composée de quatre athlètes. A la première place, un compétiteur de la délégation réunionnaise, Jean Marie DOXIVILLE. Signalons la prouesse des athlètes de la Réunion, qui sont arrivés en métropole avec plusieurs heures de retard… et sans leurs bagages. Grâce à l'aide d'autres compétiteurs, et notamment le prêt de maillots et de tan, ils ont pu participer au préjudging samedi. Derrière Jean Marie, Cyril PIERI, roi de la souplesse, et José CHAMPOLY. En –70 kg, c'est de justesse que Xavier GIMENEZ rafle la première place devant Alexandre BOGAERT, en peu en dessous de sa forme le jour du préjudging. C'est en effet un des problèmes avec la séparation de la compétition en deux jours ; chacun sait qu'à ce niveau de compétition la différence d'un jour pour la forme d'un athlète est capitale. Peut-être la solution à la longueur de la compétition serait de revenir sur la disposition antérieure, où les finales junior et vétéran avaient lieu lors des demi-finales. Où peut-être même envisager une organisation comme lors des compétitions internationales, avec séparation des compétitions féminine et masculine. Derrière Alexandre, un compétiteur chevronné, Eric CHOTEAU. C'est dans cette catégorie qu'a eu lieu la décision de loin la plus discutable de la compétition : l'exclusion de Pascal AGUIARD, athlète confirmé, qui a eu le tort d'arriver avec quelques instants de retard à l'entrée sur scène de sa catégorie lors du préjudging. Par une application stricte, trop stricte, du règlement, les officiels présents ont décidé de ne pas permettre à Pascal de se présenter sur scène. Dommage pour cet athlète qui aurait pu briguer sinon la première place, au moins une place sur le podium. La catégorie suivante, celle des –75 kg, a été parmi les plus disputées. En fin de compte c'est François MORILLAS qui prend la première place grâce à un volume imposant pour cette catégorie, suivi de Michel COTTRET et Johnny MAILLOT. Le spectacle s'est poursuivi avec les –80 kg et la victoire d'un superbe athlète, Frédéric LATHUILLE, sans doute la plus belle ligne de la compétition, suivi de Peter FOUCAUX et de Thierry LEROY, tous deux dans le meilleur de leur forme. C'est dans la catégorie –90 kg que la concentration de talent était la plus importante. C'est justement Manu BUCHIN, vainqueur de la catégorie, qui remportera la toute catégorie. Mais avant cela, il lui a fallu battre Eric CASTAGNET, deuxième, et Dominique NOIRIEL. Tous ces athlètes, et bien de ceux qui ont suivi, aurait pu sortir sans invraisemblance premier du lot. La catégorie des lourds, +90 kg, n'était pas complète, mais ne manquait pas pour autant d'athlètes impressionnants. C'est un grand champion, Arnaud PLAISANT, qui finit par le remporter, mais sans pour autant que ce soit une évidence. Derrière lui, Patrick DALELE et Hervé CROIN, un compétiteur que certains auraient bien vu en première place, si seulement il aurait pris la peine de mettre du tan le jour du préjudging. La dernière catégorie, celle des couples, a mis en évidence un autre problème de la séparation de la compétition en deux journées. Comme le posing libre ne fait pas partie du préjudging, et comme les classements sont pour ainsi dire figés à la suite de celui-ci, la chorégraphie des athlètes le jour du show ne compte pour rien. Déjà injuste dans le meilleur des circonstances, cette lacune devient absurde chez les couples. En effet, la principale qualité à juger des couples devraient être leur chorégraphie. En l'occurrence, celle du couple vainqueur, Alain TURPIN et Mylène MARCHITTO, a été de loin la plus pauvre, ou du moins la plus conventionnelle. Certes, en tant que culturistes, ils étaient au dessus du lot. Mais les posings des deux autres couples, Franck CALOPRISCO et Nathalie BORDEZ, et Ali HABSI et Laurence SARRAZIN, étaient nettement plus recherchés. Toujours au sujet des posings, signalons la prestation insolite d'un champion chinois désormais installé en France. Qichau WANG a fait une démonstration inspirée par le tai chi, la discipline de mouvements doux que pratiquent des millions de Chinois chaque matin. A la suite de la finale ont eu lieu les sélections pour les Jeux Méditerranéens et les Championnats d'Europe. Pour l'Europe ont été sélectionnés Thierry AUSSENAC — par ailleurs l'organisateur de la finale France 2000 — , Philippe EICHLER, Jean Luc GARCIA et Blas HIGUERAS. Pour les "Jeux Med", ce sont Eric CASTAGNET, Maurice CHANG, Emmanuel LIEUTIER, David RAMOS, Geneviève GRAND et Marie Hélène LA VIGNE qui vont représenter la France. Comme c'est souvent le cas dans les sélections internationales, les critères de choix ne sont jamais bien expliqués au public. En fin de compte, un week-end long, mais réussi pour l'AFCPF. |
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